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Les Lombrics
Le rôle des vers dans la composition du sol terrestre Ces animaux ont pour rôle principal de fragmenter tous les détritus et ainsi d'augmenter la surface disponible pour l'oxydation chimique qui finira de décomposer les déchets naturels du milieu jusqu'à ce qu'on retrouve des composés minéraux :
qui, eux seront de nouveau assimilables par les plantes, premier maillon de cette chaîne.Un exemple chiffré :
Ceci est très théorique, bien sur, mais on constate une augmentation de surface utile à l'oxydation de 10 000 fois !Leurs régimes alimentaires sont très variés :
mange des débris végétaux et animaux
mange des cadavres
mange des excréments
mange des animaux vivantsNom de l'animal Ce qu'ils mangent Cloporte feuilles mortes, bois pourriCollembole débris organiques, mycélium de champignon, excréments d'invertébrésDiploure débris organique, larves d'insectes, collembolesLarves de coléoptères bois morts, écorcesLarves de diptères débris végétaux et animauxOribates débris végétaux partiellement décomposésPseudo-scorpion collemboles, acariensStaphylin insectes, myriapodesTysanoure débris végétauxLombric débris organiques du solNémapodes fines particules organiques, bactéries1 - Bilan énergétique annuel et transfert d'énergie dans le sol. Etablir un bilan c'est faire la différence entre les recettes et les dépenses.Pour nous, ici, il s'agit de faire un calcul (exemplaire, même s'il est schématique) avec l'énergie ingérée (IN), l'énergie non utilisée (NU) et l'énergie assimilée (A), consommée pour la respiration (R) et la construction de l'animal qu'on appelle production secondaire (PS). Voici un schéma représentant les entrées et les sorties d'énergie.Ce schéma concerne les résultats obtenus pour 58300 acariens oribates soit une masse totale d'animaux de 54 mg, vivant dans 1 mètre carré de sol et sur une profondeur de 12,5 cm.Le rendement alimentaire soit la quantité d'acarien "fabriquée" divisée par la quantité de nourriture ingérée PS / IN. Ce rendement est de 7% ce n'est pas énorme mais les animaux concernés consomment une grande partie de l'énergie ingérée pour leur propre fonctionnement.R + PS n'est pas tout à fait égal à A. De même, A + NU n'est pas tout à fait égal à IN. Ceci est dû aux pertes de chaleur.On peut calculer un rendement global en prenant comme donnée de départ la quantité de lumière solaire (LS), reçue par mètre carré et par an soit 1 672 000 kJ. On fait le calcul PS / LS et on obtient : 1,6.10-4 c'est évidemment très peu mais c'est suffisant pour que l'épaisseur de litière en voie de décomposition n'envahisse pas tout.
Sans eux on serait " enterré " sous les détritus….fussent-ils naturels !
L'évaluation de la production secondaire, comme on vient de la faire ici, peut être très importante dans bien des situations :sauvegarde d'un milieu naturel ou élevage par exemple.
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