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Le sol, la terre
AMELIORATION DU TERRAIN.
L'inoculation des lombrics dans le terrain améliore le sol, récupére les terrains infertiles, argilleux, minières et de carrières. Presque tous les scientifiques, les experts en agriculture, les cultivateurs de terrains et les maraîchers, sont d'accord sur l'importance du lombric dans le sol, pour obtenir le maximum de croissance et de production des plantes et pour la conservation du sol. Plusieurs centaines d'années en arrière le philosophe grec Aristote appelait le lombric les intestins de la terre Charles Darwin, qui étudia le lombric jusqu'à sa mort, dit: "Lorsqu'on regarde une ample étendue d'herbe, nous devrions toujours nous rappeler que son uniformité, de laquelle dépend beaucoup de sa beauté, est principalement due au fait que toutes ses irrégulation ont été lentement nivelées par les lombrics."Il est merveilleux de constater que l'entière forme de la surface au dessus de cette étendue est passée et passera encore tous les quelques ans à travers le corps des lombrics.On peut douter qu'il existe d'autres animaux qui aient joué un si important rôle dans l'histoire du monde comme l'ont fait ces modestes créatures. Pour quelle raison le lombric est-il si important ?Pendant qu'il creuse, il remue le sol autour des racines et il forme en même temps de petites galeries dans lesquelles les racines peuvent pousser et s'étendre jusque dans le sous-sol afin d'atteindre les minéraux et l'humidité. Ces canaux absorbent ainsi la pluie pour l'emmagasiner et la retenir dans le sol au lieu que de la laisser s'écouler. De récentes expérimentations ont démontré que les lombrics augmentent le taux d'infiltration d'eau de 0 cm. par minute à 6 cm. par minute dans le sol argilleux et qu'ils peuvent augmenter la stabilité de l'eau dans de différents types de terrains à partir de 3 1/2 jusqu'à 27*. Cette opération est accomplie par le lombric en engloutissant, digérant et enrichissant le matériel organique mort et en décomposition présent dans le sol et l'expulsant sous la forme d'humus que nous appelerons vermi-compost afin de ne pas le confondre avec d'autres types d'humus en commerce. Un terrain maigre lorsqu'il a été digéré à travers le corps du lombric est 5/6 fois plus fertile car toutes les substances mortes qui y sont contenues (feuilles, herbes, etc.) viennent transformées en minéraux et deviennent l'alimentation des plantes.Les légumes qui poussent dans un sol fertile, abondant de matériel organique, sont évidemment plus gros et ils contiennent davantage de vitamines et minéraux.Soit le sol que les plantes sont aussi moins susceptibles à l'invasion d'insectes nuisibles et aux maladies, les excréments de lombric étant privés d'acidité et par la suite un habitat défavorable aux parasites. La présence physique du lombric dans le terrain a donnés des résultats surprenants.Des expérimentations ont démontrés des augmentations de récolte approximativement de 25o% pour le mais, de 6,4% pour le seigle, de I35% pour les pommes*de-terre et de 300% pour les petits pois. Le Dr. T.J. Barrett, qui était un grand expérimentateur de lombrics aussi bien qu'un écrivain et un scientifique, parlait de: carottes pesant 6 livres chacune, de betteraves blanches pesant 4 livres chacune, de choux-raves pesant, plus de 7 livres chacun, de pomme de terre irlandaises à la moyenne de 1200 bushels par acre, oignons à la moyenne de plus de 800 bushels par acre..... A suite de l'inoculation de lombrics on obtiendra un terrain plus -friable, léger, granuleux, qui absorbe l'eau, facile à la culture , qui offre aux plantes la nourriture et la possibilité de bien pousser et fortes. Sans la présence des lombrics dans le terrain celui-ci devient lourd presque impénétrable à l'eau.Sous le soleil chaud il durcit et devient très difficile a être travaillé, il empêche la croissance des racines et par conséquent celles des plantes.Les plantes seront donc faibles dans un terrain maigre et elles seront aussi plus facilement attaquables par les parasites. Jusqu'en I960 il semblait que les engrais chimiques étaient le non plus ultra", mais plus tard on s'est aperçu qu'en employant seulement des produits chimiques, à la longue le sol devient proie de maladies et devient petit à petit stérile. Aux Etats Unis on a redécouvert l'importance du lombric et actuellement il y a des aides financières aux fermiers qui décident de le cultiver, s'ils en font demande au"SERVICE DE RECHERCHE AGRICOLE DE WASHINGTON". Les engrais chimiques n'ajoutent rien dans le temps au terrain, tandis que le vermi-compost, au contraire, l'enrichit de minéraux qui resteront dans le terrain en permanence. L'inoculation des lombrics peut être faite non seulement dans les fermes agricoles mais aussi pour embellir les zones urbaines et suburbaines, lea jardins, les parcs, les champs de football et de golf qui sont généralement verdoyants à la suite d'additifs fertilisants artificiels. Le manque d'énergie a créé, en outre, une considérable demande de charbon et par conséquent une augmentation de la part de grosses entreprises, de la méthode d'exploitation écologiquement destructive de la minière, à ciel ouvert.Cette méthode détruit completement tout le terrain de surface et le rend infructueux pendant des années Aux Etats-Unis l'Administration des Eaux et Forêts est constamment à la recherche de nouvelles méthodes afin de reobtenir ce terrain et dans certaines zones l'inoculation des lombrics est en acte avec beaucoup de succès. Toujours aux Etats Unis des expérimentations ont été faits en introduisant des Lombrics et leurs cocons (oeufs) dans les zones immédiatement autour des arbres qui se trouvent dans les bois domaniales (avec des fonds d'Etats et privés) et les résultats qui ont été obtenus sont excellents. En outre, avec l'introduction des lombrics dans les terrains montagneux sujets à des éboulements on obtient la pousse d'herbes, arbustes et plantes qui avec leurs racines fortifient ces terrains en réduisant notablement la possibilité de glissements. Pour effectuer l'introduction des lombrics (Sans le terrain, il faut le briser d'une manière assez fine afin d'en favoriser la pénétration aux animaux.Il vaut mieux procéder à cette opération le matin, pendant les heures fraîches, le lombric étant allergique à la lumière, il sera obligé de pénétrer dans le sol. En faisant cette opération le soir, dans l'obscurité ils ne aéraient pas obligés à pénétrer et ils pourraient fuir pendant toute la nuit pour aller finalement pénétrer dans tout autre lieu lorsqu'il ferait jour. Après avoir semé les vers dans l'endroit désiré et après que ceux-ci se seront enterrés, il faudra étendre sur le terrain une couche d'excréments de l'épaisseur de 2/4 cms. et ensuite arroser.La quantité optimale est de 50 à 100 lombrics par m2. de terrain (dans la nature la présence des lombrics est de 6 animaux par m2. dans les terrains quasi stériles et d'un maximum de 57 lombrics par m2 dans les terrains bien engraissés).Pour chaque plante au contraire il faut un mombre de 200 vers.Après avoir inoculé les lombrics autour des plantes, il faut couvrir avec des feuille, des herbes et de la paille qui deviendront nourriture et les garderont frais lorsque la température dépassera les 34° et chauds lorsqu'il gèle. Pendant l'hiver et l'été il sera possible de remarquer une certaine mortalité, mais cette dernière sera amplement supplée par les oeufs déposés qui écloront dos que la température sera favorable.En cas d'une longue sécheresse il faudra arroser.Les désherbants et les antiparasitaires si employés en grandes quantités sont nuisibles à un certain pourcentage de lombrics. En vue de faire expérimenter tout ce que vous venez de lire, nous acceptons des commandes écrites pour l'expédition de lombrics soit pour innoculers dans les jardins potagers ou d'agrément. dans les jardins potagers ou d'agrément. Une autre proposition intéressante que nous désirons faire à un écolo convaincu, est la fourniture d'une caisse écologique qui n'est rien de plus qu'un petit élevage de lombrics déjà commence que l'on peut garder soit en plein air soit dans un endroit couvert.Pour l'alimentation des lombrics contenus dans cette caisse, on pourra employer les ordures ménagères, des herbes, des feuilles, du papier, les déchets des légumes et des fruits, etc.La caisse vous fournira les lombrics pour vos appâts si vous allez à la pêche, ou pour être introduits dans le terrain, ou l'humus pour engraisser vos fleurs, légumes, plantes ornamentales etc. elle sera donc très utile à tout le monde, soit aux buts écologiques qu'à ceux professionnels pour agriculteurs, fleuristes, pépiniéristes. A la fin de ce site, vous trouverez toutes les instructions nécessaires à ces commandes. L'action des vers de terre sur le sol
Dans les régions tempérées, un hectare de prairie contient de 1 à 3 tonnes de vers de terre qui creusent de 4 000 à 5 000 km de galeries.Le volume de terre ingéré est considérable :250 tonnes par an et par tonne de vers anéciques. La matière organique, par exemple les feuilles mortes, est triturée, décomposée, avec l'aide de la flore microbienne et recyclée en éléments minéraux assimilables par les plantes.Parfois les vers laissent les feuilles se décomposer partiellement dans les galeries, surtout quand elles sont dures, comme les feuilles de chênes verts.Les aiguilles des résineux sont tout à fait indigestes et les vers anéciques disparaissent de ces plantations. Parfois la décomposition nécessite plusieurs cycles, plusieurs passages dans le ver de terre qui ingère à nouveau ses excréments après qu'ils aient subi un certain temps de fermentation.Dans les terres agricoles, les vers de terre participent avec les micro-organismes du sol à un recyclage qui porte sur une masse équivalente ou supérieure à celle qui est récoltée.Cette action déjà très importante, devient irremplaçable quand il s'agit de milieux inaccessibles à la charrue, comme les forêts, les maquis, les garrigues.
La présence des vers de terre maintient une structure du sol, dite grumeleuse, qui résulte du passage de la terre dans le tube digestif, des apports de différentes sécrétions et de l'action des bactéries et des champignons.Cette structure est favorable à la circulation de l'air et de l'eau, elle favorise la vie bactérienne et augmente la fertilité du sol. Par contre cette structure grumeleuse disparaît si les vers de terre sont éliminés par les traitements chimiques, les labours fréquents, ou si le sol est compacté par le passage répété d'engins lourds.
A partir d'une longueur de 5 000 km de galeries par hectare et en prenant un diamètre moyen de 3,2 mm le calcul montre qu'on obtient une surface de contact air sol de 50 000 m² c'est à dire 5 hectares.Autrement dit il faut se représenter que pour chaque mètre carré de sol, les parois des galeries des vers de terre représentent une surface cinq fois plus grande.Dans ce calcul on suppose que les parois des galeries sont régulières, lisses, ce qui n'est pas le cas, la surface de contact est donc encore plus importante.
Ces immenses réseaux de galeries procurent des voies d'infiltration dans le sol. De plus la structure grumeleuse du sol est favorable au stockage de l'eau.Un sol qui possède une population importante de vers de terre peut absorber des précipitations importantes, voire de très fortes pluies d'orage.La présence des vers de terre limite les risques de ruissellement en surface. Protéger les populations de vers de terre, restaurer les populations détruites ou affaiblies, constituent un moyen efficace de lutter contre l'érosion des sols et d'augmenter leur fertilité.
Par le travail constant qu'ils exercent, les vers de terre enfouissent dans les couches profondes du sol les éléments organiques prélevés en surface et remontent à la surface la terre des couches profondes ingérée en même temps que les matières organiques."Charles Darwin" les appelait les " premiers laboureurs ". Titre amplement mérité au vu de leurs travaux.
Si l'on fait référence au marché, l'importance économique des vers de terre n'est sans doute pas très considérable.Les unités de traitements d'ordures ménagères par les lombrics constituent encore une curiosité.Le marché des vers pour la pêche est un débouché limité. On a un temps envisagé de produire des farines pour l'alimentation animale à partir de vers de terre.L'avenir de cette filière paraît bien incertain.La véritable utilité des vers de terre réside dans des services que l'économie classique ne prend pas en compte bien qu'ils puissent, à terme, coûter très cher quand ils ne sont plus assurés de façon naturelle.
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